Écrits sensibles – Amandine Carbonero

Ecrits sensibles

Certains textes naissent d’une inspiration intérieure, d’un mouvement ou d’un écho intime, de ce qui me touche.

Je les partage ici avec vous.

L'Humanité 

 

Quand la guerre sévit, j'ai envie de crier "Arrêtez!"
Au milieu du champ de bataille, dans un cri étouffé
Démunie, apeurée, j'ai si froid, j'ai si faim
Si faim de votre amour et qu'on me donne la main



Tant de fois et pourtant, rien ne change
Je finis par croire que la paix et moi sommes étranges
Alors je m'invente un monde, je rêve éveillée
Pour accueillir mes pleurs, ma sensibilité



Mon âme garde les traces de toutes les guerres que vous avez faites
Mon corps, mon cœur meurtris, à tous les coups pour une défaite
Car personne ne gagne, tout le monde se meurt à la fin
Rongés par la culpabilité, peu à peu on oublie... rien



Il n'est pas utile de pardonner, ça recommencera
Je voudrais tant que quelqu'un me prenne dans ses bras
Un havre de paix, un temps suspendu, pour mon âme blessée
C'est la mienne, c'est la vôtre, celle de l'Humanité.



Amandine Carbonero, 9 mars 2026 - Tous droits réservés© 

L'Âme Douloureuse

 

Chaque matin, quand je me réveille, j'ai l'âme douloureuse

Comme si elle avait été torturée, la nuit, dans chacun de ses recoins,

Comme si j'étais attirée irrémédiablement vers la mort, joueuse,

Elle ne me laisse pas en paix, elle insiste et je ne me souviens de rien

 

La vie m'apparaît plus douce au fil du temps, et cependant, je garde cette tristesse,

Comme si elle me protégeait d'une joie immense, de toute une partie de mon être,

Ne rien ressentir était plus confortable, dans la déconnexion, une sorte d'ivresse

Comme si je vivais dans un rêve, où je pourrais mieux, à moi-même, naître

 

Mais dans ce rêve, j'étais seule, si seule, me sentant abandonnée,

M'abandonnant à ma détresse, à mes terreurs, à mes doutes,

Et me cachant dans ma vie, quitte à devenir une étrangère, évincée,

Pour protéger ma sensibilité, j'ai préféré brouiller les pistes sur la route...

 

Se dévoiler, montrer sa vulnérabilité, est un long chemin,

Baisser la garde, ne plus tout contrôler, tout anticiper,

Peut-être serait-ce plus reposant que de continuer à résister,

Être soi, être vrai, quoi qu'il arrive... Être... en lien.

 

Amandine Carbonero, 11 mai 2026 - Tous droits réservés© 

 

 

Dans la nuit noire...

Je traverse la nuit noire, je suis dans le brouillard

Comme un bloc de béton, un mur infranchissable

Je suis sans boussole, je n'ai pas de radar

Hormis la foi, une confiance aveugle en l'insaisissable

 

Je connais le désespoir, la tristesse qui jamais ne cesse

Les océans que je pleure, bien plus que des rivières

J'ai tellement espéré cet Amour avant que gravement il ne me blesse

Et pourtant, ce que je traverse ne me laisse pas amère

 

J'ai tenté de forcer le destin, comme si je n'avais plus de traces

Les empreintes sur mon âme de cet Amour si grand

Si immense qu'il est difficile d'y renoncer, même si, de guerre lasse

Il n'y a plus rien pour s'y accrocher, je ne suis plus une enfant

 

La nuit noire de mon âme me tourmente, tellement, j'en tremble

Je sais qu'après la nuit, je veux le croire, le jour viendra

"Nuit, tu me fais peur, nuit, tu n'en finis pas..."

La chanson ayant marqué mon enfance, ma vie, me désassemble

 

Je ressens la douleur intense et personne ne peut comprendre

Je ne cherche plus à faire, il n'y a plus qu'à attendre

Et se laisser partir, se laisser porter, dans le tourbillon de cette nuit

Indéfinie, impromptue, incontrôlable, pour m'offrir la vraie vie.

 

Amandine Carbonero, 13 juillet 2026 - Tous droits réservés© 

Pensées pour P.A. et C-G.J. qui m'ont inspirée. 

Crédit titre: "T'en va pas" - R. Musumarra / C.Cohen - R. Wargnier

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